Le Carré Sainte-Anne : sacralité, volumes et plasticité du sacré
Ancienne église néogothique désacralisée, implantée en plein centre-ville (2 Rue Philippy), le Carré Sainte-Anne dérange et fascine tout à la fois. Ici, ce ne sont pas des salles blanches qui accueillent l’art, mais une nef immense, des hauteurs vertigineuses, des vitraux revisités par la lumière du Sud. Le volume impulse une expérience quasi cérémonielle : on ne traverse pas Sainte-Anne, on s’y suspend, on s’y confronte.
- La programmation, confiée à des figures telles que Numa Hambursin, a accueilli des artistes aussi divers que Gérard Garouste, Jean Denant, ou encore ORLAN.
- L’espace, inadapté à la fragilité de certaines œuvres contemporaines, privilégie les installations monumentales, les dispositifs immersifs, les dialogues avec l’architecture elle-même.
Ce qui distingue le Carré Sainte-Anne, c’est cette résonance propre entre l’espace, la lumière et les œuvres, qui engage une réflexion sur la sacralisation de l’art contemporain tout en invitant à la redécouverte d’un lieu patrimonial transformé.
Nota : Depuis 2021, la programmation est temporairement interrompue pour rénovation, mais la réouverture, attendue, demeure un horizon structurant (Midi Libre).