L’architecture vive du MRAC : entre lumière, espace et héritage viticole
Le Musée régional d’art contemporain Occitanie—Pyrénées-Méditerranée (MRAC) de Sérignan s’impose dès le premier regard. Installé dans l’Hérault, là où le vent porte l’odeur de la mer toute proche et où la vigne dessine le paysage, il occupe un site singulier, à la lisière du centre de Sérignan, entre patrimoine viticole réhabilité et empreinte contemporaine.
L’édifice, conçu à l’origine comme cave coopérative dans les années 1930, a connu une métamorphose décisive avec la réhabilitation pilotée par les architectes N+B—Nathalie Thibault et Bernard Thibault, puis par Olivier Brochet pour l’extension de 2016 (MRAC, site officiel). La transparence des façades, la blancheur des murs et la générosité des volumes se conjuguent à la part rugueuse de l’ancien, dont subsiste une authentique mémoire industrielle. De grands portails et fenêtres, une lumière rare, presque méditative, traversent les espaces d’exposition.
Ce dialogue entre sobriété des lignes et mémoire du lieu favorise une circulation douce et fluide. Le MRAC propose une enfilade de salles judicieusement pensées pour ménager, à chaque étape, un basculement subtil de l’ombre vers la lumière, du resserrement vers l’ouverture. On y ressent la spécificité d’un bâtiment façonné par l’histoire locale, désormais tissé à la scène artistique nationale et internationale.