Evel
EVEL KNIEVEL CONTRE MACBETH
EVEL KNIEVEL CONTRE MACBETH

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EVEL KNIEVEL CONTRE MACBETH

NA TERRA DO FINADO HUMBERTO

 

Texte, espace scénique et mise en scène : Rodrigo García

L’épopée se déroule sur quelques 150 mètres. C’est la distance qui sépare le kiosque des Acarajés de Dinha de celui des Acarajés de Cira, dans le quartier Rio Vermelho de Salvador de Bahia.

Pour résumer l’affaire en vitesse – tout le monde a mieux à faire et il est déjà 20h passé – il s’agit d’une guerre encore plus longue et plus sanglante que celle de l’indépendance du Brésil, avec Ultraman et Neronga qui ont fait le voyage Tokyo – Salvador en classe affaires sans escales en passant leur temps à tripoter le cul des hôtesses et à vider le bar, appelés pour combattre aux côtés du motard cascadeur américain Evel Knievel qui se voyait mal libérer à lui tout seul le peuple Bahianais de la tyrannie d’Orson Welles déguisé en Macbeth qui s’était emparé du pouvoir et avait eu, qui plus est, l’idée brillante de rétablir l’esclavage. Bref, un cinglé.

Neronga et Ultraman – ennemis depuis les années 70 et luttant pour la première fois dans le même camp – et Evel Knievel sont rejoints par l’arménien Martín Karadagián, la Momia Blanca, El Ancho Ruben Peucelle, Hippie Jimmy, le Pibe 10 et la Viudita Misteriosa, qui eux ont atterri lessivés d’un vol intérieur Aerolíneas Argentinas, qui a fait Córdoba – Buenos Aires – Córdoba (encore ?) – Santiago du Chili – La Paz, où ils ont changé d’avion pour un Airbus de la compagnie brésilienne GOL, qui fait vraiment flipper, pour aller de La Paz à Salvador. Coups de poing, éclairs pourfendeurs, coups de poignard, double Nelson, coups de pied volants, vers blancs, pentamètres iambiques, tétramètres et distiques octosyllabiques, prose, huile de palme bouillante… fusent à toute volée et éclaboussent tout de sang, pendant que Dinha de son côté et Cira du sien font frire à gogo des montagnes d’acarajés et touillent des océans de vatapá et chantent pour Yemanjá.

Ces gros connards de Tripadvisor ont donné plus de mille like au kiosque d’acarajés de Dinha, et à Cira seulement un pouce vers le bas et moi je vous dis que c’est ça qui a déclenché la guerre, parce que Welles (en réalité Macbeth, pas Welles ; si on l’appelait Welles ou qu’on lui disait « Salut Orson » il se mettait à brailler ; il fallait toujours l’appeler Macbeth) avait un faible pour l’acarajé de Cira. « Le plus croustillant avec double dose de camarão seco », avait-il coutume de dire.

Et c’est ce tableau désolant que découvrent les philosophes Lysias et Démosthène en arrivant à Salvador pour un voyage de fin d’études, venus d’Athènes en BlaBlaCar et embarqués clandestinement sur un vieux navire rouillé qui transportait le décor d’une pièce d’Eschyle remasterisée (comme d’habitude : un phallus géant couvert de strass flirtant avec le style ionique) qui devait être représentée dans un festival international annulé, comme il fallait s’y attendre, à cause de la guerre de Bahia. Mais le navire avec le phallus avait déjà levé l’ancre depuis des semaines. Ensuite, franchement, qui sait ce qui va se passer avec tout ça ? Moi je ne sais pas. Il y a des tas de points d’interrogation. Par exemple : comment Neronga a-t-il pu arriver en Boeing 747 s’il ne passe pas la porte ? Ce sont des choses qui s’éclairciront dans la pièce et sinon, qu’on rembourse les places, bande d’escrocs !


> la bande annonce du spectacle

 

Avec : Núria Lloansi, Inge Van Bruystegem et Gabriel Ferreira Caldas . Assistant à la mise en scène : Pierre-Alexandre Dupont Scénographie lumineuse : Sylvie Mélis Vidéo : Eva Papamargariti, Ramón Diago, Daniel Romero Son : Daniel Romero, Serge Monségu Costumes : Marie Delphin, Eva Papamargariti

Film brésilien : Réalisation : David Rodriguez Muñiz Avec : Rejane Maya, Merry Batista, Cássia Valle Production exécutive : Dayse Porto / Movida Produtora de Conteúdo Assistants de production : Manu Santiago, Ana Júlia Ribas Remerciements à l’Alliance Française de Salvador, Teatro Sesi Rio Vermelho, Escola de Dança da Fundação Cultural do Estado da Bahia, Tabuleiro de Acarajé da Dinha, Tabuleiro de Acarajé da Cira


Production : Humain trop humain - CDN de Montpellier Coproduction : Teatros del Canal (Madrid), Bonlieu Scène nationale (Annecy), Teatro Cervantes - Teatro Nacional Argentino (Buenos Aires)
avec le soutien du FONDOC Remerciements : Conservatoire Régional de Montpellier, Golf de Castelnau-le-Lez, Aby Print

spectacle en français, espagnol et anglais, surtitré
 
Traduction française : Christilla Vasserot
Traduction anglaise : Peter Bush

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Vendredi 17 novembre :
Pendant que vous profitez du spectacle à hTh, confiez-nous vos enfants (de 5 à 11 ans) pour un atelier créatif et ludique sur place.
Viens à la découverte de l'incroyable univers de Salvador Dalí, peintre surréaliste catalan du vingtième siècle. Fourmis, montres molles, arbres morts, statues, à toi de piocher pour composer ton tableau surréaliste.
Atelier encadré par Môm’art factory
Tarif : un enfant 10€, à partir du deuxième 5€
Réserver ici
 
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Rencontre  avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation le 16 nov.
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Rencontre avec Rodrigo García, auteur mardi 21 novembre à 18h à hTh (Grammont)
Auteur, metteur en scène, scénographe et directeur du Centre Dramatique National de Montpellier, Rodrigo García s’exprime, sur son travail d’écriture, ses inspirations littéraires et plastiques. Rencontre animée par Laurent Berger (Enseignant - chercheur), ouverte à tous.